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  • Effets indésirables des vaccins ARNm anti-COVID : on regarde ensemble VAERS, EudraVigilance et les chiffres bruts qu’on connaît tous – et on démonte gentiment les pièges de raisonnement dans lesquels on tombe tous

    Effets indésirables des vaccins ARNm anti-COVID : on regarde ensemble VAERS, EudraVigilance et les chiffres bruts qu’on connaît tous – et on démonte gentiment les pièges de raisonnement dans lesquels on tombe tous

    Toi et moi, on a vu les mêmes chiffres OpenVAERS : 39 050 décès déclarés, 1,67 million de rapports… Ça fait froid dans le dos.

    Allons-y ensemble, sans jugement, comme deux personnes qui cherchent simplement la vérité. On part des données que tu consultes déjà, et on regarde pourquoi certains raisonnements qu’on entend partout (et qu’on a tous faits un jour) ne tiennent pas complètement la route.

    On est tous dans le même bateau

    Salut,
    Si tu lis ça, c’est sûrement parce que, comme moi et comme des milliers d’autres, tu as passé des soirées à ouvrir OpenVAERS, à comparer avec EudraVigilance, et à te dire « mais enfin, comment c’est possible que tout le monde dise que c’est sûr ? » .

    On est nombreux dans ce bateau : on veut des réponses honnêtes, on ne veut pas qu’on nous prenne pour des idiots, et on veut surtout pouvoir décider en connaissance de cause pour nous et nos proches.

    Aujourd’hui on va faire ça ensemble, tranquillement. On commence par les chiffres bruts que tu connais par cœur.

    Ensuite on explique comment ces bases fonctionnent vraiment (personne ne supprime rien, n’importe qui peut écrire).

    Et puis, point par point, on regarde les raisonnements classiques que nous tous on fait parfois (« après = à cause », « s’ils ne suppriment pas c’est qu’ils cachent », etc.) et on voit pourquoi ils nous mènent parfois un peu en bateau… sans jamais te dire « tu as tort ». Juste « tiens, regarde avec moi ce petit détail qu’on oublie souvent ».

    Prêt ? On y va.

    1. Les chiffres que nous consultons tous les jours (OpenVAERS & EudraVigilance)

    Au 27 février 2026, sur OpenVAERS (le site que nous utilisons tous) on voit :
    • 1 675 026 déclarations pour les vaccins COVID
    • 39 050 décès déclarés
    • 222 446 hospitalisations
    • Des milliers de myocardites, de paralysies, de troubles menstruels, etc.

    En Europe, EudraVigilance affiche environ 12 000 décès spontanément déclarés pour plus d’un milliard de doses.

    Ces chiffres sont réels, publics, et ils restent tous dans la base. Toi et moi on les voit, on les partage, et c’est normal qu’ils nous interpellent. Personne ici ne va te dire « c’est rien ». On les prend tels quels.

    Ce qu’on sait déjà tous : rien n’est supprimé. Même les rapports qui seront ensuite considérés comme coïncidences restent là pour toujours. C’est la règle du jeu depuis le début, et franchement c’est plutôt une bonne chose : ça nous permet à nous tous de vérifier.

    2. Comment ces bases fonctionnent vraiment (on décortique ensemble)

    VAERS et EudraVigilance sont des systèmes de signalement spontané :

    • N’importe qui peut écrire (toi, moi, ta tante, un médecin, quelqu’un qui a vu une vidéo).
    • Pas besoin de preuve ni même d’être sûr que c’est le vaccin. Il suffit que ça arrive « après ».
    • Tout reste. Absolument tout. Même les rapports incomplets, dupliqués ou franchement bizarres.

    C’est pour ça que les chiffres sont si gros : on a injecté des milliards de doses en très peu de temps, et tout le monde peut déclarer facilement. Même moi je l’ai fait pour voir (attention, il ne faut pas que tout le monde essaie de faire un dépôt, il y a des personnes derrières que ça va encombrer de travail).

    Petite pause ensemble : quand on voit 39 050 décès déclarés, la première réaction (qu’on a tous eue) c’est « waouh, ça veut dire au moins ça de morts ». C’est humain. Mais allons voir ensemble pourquoi ce saut n’est pas aussi direct qu’il paraît.

    Effets les plus fréquents (très courants, 10 à 50 % selon le vaccin) :

    • Douleur, rougeur ou gonflement au point d’injection
    • Fièvre légère, fatigue, maux de tête, courbatures, frissons
    • Ces symptômes apparaissent dans les 48 heures et disparaissent en 1 à 3 jours. Ils montrent simplement que le système immunitaire réagit. cdc.gov

    Effets rares ou graves :

    • Réaction allergique sévère (anaphylaxie) : environ 1 cas par million de doses
    • Convulsions fébriles, pleurs persistants ou hypotonie chez les nourrissons (vaccins coquelucheux anciens)
    • Syndrome de Guillain-Barré (très rare, surtout avec certains vaccins antigrippaux ou à adénovirus)
    • Intussusception (vaccin rotavirus : 5-6 cas pour 100 000 doses)

    Surveillance mondiale : VAERS (États-Unis), EudraVigilance (Europe), pharmacovigilance française. Tous les cas graves sont investigués. Les vaccins sont beaucoup plus sûrs que les maladies qu’ils préviennent (ex. : la rougeole avant vaccination causait des milliers de complications graves).

    vaccination-info-service.fr

    https://www1.racgp.org.au/newsgp/clinical/vaccine-and-infection-myocarditis-risks-contrasted

    3. Les 7 pièges de raisonnement dans lesquels on tombe tous – on les démonte gentiment ensemble

    Piège n°1 – « Après donc à cause de » (post hoc)

    On le fait tous : « Mon voisin est mort 4 jours après sa dose → c’est le vaccin ».
    En France on a environ 600 000 décès par an, tous âges confondus. Quand tu vaccines des millions de personnes âgées ou fragiles, statistiquement il y en a forcément qui vont décéder dans les jours suivants, même sans aucun lien.
    C’est comme si on disait « après avoir mangé une pomme, mon grand-père est mort → la pomme l’a tué ». Le temps ne prouve pas la cause.
    On est tous tombés dedans, moi le premier.

    Piège n°2 – Confondre « signalement » et « victime confirmée »


    Les 39 050 décès sont des signalements, pas des victimes prouvées.
    Imagine qu’on signale tous les accidents de voiture qui arrivent après avoir bu un café : le chiffre serait énorme… mais ça ne voudrait pas dire que le café tue.
    C’est exactement pareil ici. Les études qui ont ensuite croisé les vraies données de santé (comme EPI-PHARE en France sur 28 millions de personnes suivies 4 ans) montrent plutôt une mortalité toutes causes plus basse chez les vaccinés (0,4 % vs 0,6 %). On regarde ensemble le même tableau, et on se dit « ah oui, le chiffre brut ne raconte pas toute l’histoire ».

    Piège n°3 – « S’ils ne suppriment rien, c’est qu’ils cachent »

    On est nombreux à penser ça. Mais réfléchissons ensemble : si demain ils commençaient à supprimer les rapports « gênants », on crierait tous au scandale de censure, et on aurait raison !
    En gardant tout, ils nous donnent à nous tous l’outil pour vérifier. C’est même grâce à ces bases que le signal myocardite a été reconnu très vite et que des ajustements (âge, dose) ont été faits.

    On est dans le même bateau : plus il y a de transparence brute, mieux on peut tous contrôler.

    Piège n°4 – « Toutes les études officielles sont corrompues »

    Là aussi, on comprend tous la méfiance. Mais prenons l’étude EPI-PHARE française (décembre 2025) : méthode publique, données de la Sécu, 28 millions d’adultes.
    Résultat : les vaccinés ARNm ont 25 % de mortalité en moins toutes causes, et 74 % de protection contre décès COVID.
    Si on veut critiquer, on peut regarder la méthode ensemble et dire « tiens, là il y a peut-être un biais ».

    Mais dire « tout est faux parce que c’est officiel » nous empêche de voir les vrais chiffres. On avance mieux quand on regarde la donnée plutôt que seulement l’étiquette.

    Piège n°5 – L’extrapolation « sous-déclaration 1 % donc des millions de morts »

    C’est tentant, on l’a tous calculé. Mais on oublie souvent que la sur-déclaration existe aussi (coïncidences, déclarations par peur, doubles rapports).
    Les études actives (pas seulement les déclarations) ne retrouvent pas ces millions de morts. On peut être sceptique tout en restant cohérent avec les chiffres réels.

    Piège n°6 – « Un effet observé = preuve que l’ARNm change l’ADN pour toujours »

    Les troubles menstruels sont bien réels et confirmés (on est d’accord). Mais passer de « saignements plus abondants pendant 1-3 mois » à « l’ARNm modifie mon génome » est un grand saut. Aucune étude génomique sur des milliards de doses n’a montré ça.

    On peut dire « ça m’inquiète » sans forcément aller jusqu’à l’hypothèse la plus extrême.

    Piège n°7 – Comparer les chiffres absolus sans tenir compte des doses

    « Les anciens vaccins avaient 1000 rapports en 30 ans, là on en a 1,6 million en 5 ans ! »

    Oui… mais on a injecté des milliards de doses en un temps record. Le taux par million de doses reste dans la fourchette normale pour un vaccin, avec un pic myocardite chez les jeunes hommes (qu’on a tous vu et qu’on reconnaît).

    Tableau qu’on peut tous utiliser :

    Piège qu’on fait tousCe qu’on se dit souventCe qu’on voit quand on regarde ensemble
    Post hoc« Mort après = mort à cause »Coïncidences statistiques inévitables
    Signal ≠ victime39 050 = 39 050 morts réellesÉtudes croisées montrent mortalité plus basse
    « Ils ne suppriment rien = ils cachent »Logique de complotAu contraire, ça nous permet à tous de contrôler
    Toutes les études = corrompuesOn ne peut rien croireOn peut quand même lire la méthode et les chiffres

    4. Ce qu’on peut faire concrètement, toi et moi

    • Continuer à ouvrir OpenVAERS et adreports.eu
    • Toujours demander : « Combien de doses ? Quel est le taux ? Quelle est l’étude de confirmation ? »
    • Déclarer nous-mêmes nos effets suspects (ça enrichit la base pour tout le monde)
    • Discuter avec un médecin qui accepte de regarder les chiffres bruts avec nous (il y en a)

    On est vraiment dans le même bateau Toi et moi, on veut la même chose: la vérité, pas une vérité officielle ou alternative, juste la vérité la plus solide possible. Les vaccins ARNm ont des effets indésirables réels (myocardite, troubles menstruels, etc.), les bases de signalement nous les montrent sans filtre, et c’est une très bonne chose.

    Mais la plupart des raisonnements forts qu’on partage tous reposent sur des pièges classiques que même les plus brillants d’entre nous peuvent faire. En les voyant ensemble, on devient plus forts, plus précis, et surtout on arrête de se faire balader par les extrêmes des deux côtés.

    Ce n’est pas « vous êtes naïfs », c’est « ces pièges cognitifs touchent tout le monde, y compris les pro-vaccins quand ils minimisent tout ».
    En prenant conscience de ces sophismes, vous devenez plus solide dans votre analyse que 95 % des débats en ligne.

    Tu as envie qu’on creuse un point précis en commentaire (les cancers à long terme ? les autopsies ? un autre sophisme ?) ? Dis-moi, je suis là. On continue la discussion ensemble, comme on vient de le faire. On est dans le même bateau, on rame dans la même direction : comprendre vraiment.

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    Sources qu’on utilise tous :

  • L’histoire de l’ARN messager

    L’histoire de l’ARN messager


    ARNm : comprendre avant de juger

    On entend beaucoup de choses sur l’ARN messager (ARNm), surtout depuis les vaccins COVID. Entre inquiétudes, rumeurs et “faites vos propres recherches”, le plus utile est de revenir à des faits vérifiables.

    L’ARNm est une molécule naturelle, utilisée en permanence par nos cellules. Il sert d’intermédiaire entre l’ADN (qui reste dans le noyau) et les protéines (fabriquées dans le cytoplasme).
    Il est par nature temporaire : une fois utilisé, il est rapidement dégradé.

    Les vaccins à ARNm utilisent ce mécanisme existant : ils fournissent une instruction temporaire pour produire une protéine du virus (la protéine Spike), afin d’entraîner le système immunitaire.


    “L’ARNm, c’est une invention de 2020”

    C’est en partie vrai… mais très incomplet.

    • 1961 : François Jacob et Jacques Monod décrivent l’ARN messager comme intermédiaire entre ADN et protéines.[sciencesetavenir]
    • Années 1960 : Marshall Nirenberg et Har Gobind Khorana déchiffrent le code génétique.[pfizer]
    • Années 1980–1990 :
      • Robert Malone montre que l’ARNm synthétique peut entrer dans des cellules et produire une protéine.[epfl]
      • Premiers essais d’ARNm synthétique chez l’animal.
    • 1990s–2000s :
      • Steve Pascolo et d’autres développent les premières injections d’ARNm synthétique chez l’homme (dont lui-même).[pfizerpro]
      • Premiers projets de vaccins à ARNm contre le cancer (Moderna, CureVac, etc.).
    • 2005 : Katalin Karikó et Drew Weissman publient la clé : la modification de l’uridine (en pseudouridine) rend l’ARNm tolérable.[fr.wikipedia]
    • 2020–2021 : premiers vaccins à ARNm contre le COVID autorisés.
    • 2023 : Karikó et Weissman reçoivent le Prix Nobel de médecine.[anr]

    On a donc :

    • du recul conceptuel (depuis les années 1960)
    • du recul expérimental (depuis les années 1980–1990)
    • du recul clinique (depuis 2020, sur des centaines de millions de personnes)

    Moderna n’était pas “arrivée de nulle part” : elle était spécialisée dans l’ARNm depuis sa création en 2010, avec des essais avant COVID sur le cancer, Ebola, etc.

    Mini résumé :
    L’ARNm n’est pas une invention de 2020 : c’est un mécanisme connu depuis 1961, étudié et testé depuis 60+ ans, avec des vaccins ARNm en essais cliniques dès les années 1990–2000.


    Objection 1 : “La Spike est dangereuse”

    C’est vrai… dans un contexte d’infection, pas de vaccin.

    • Dans une infection par le SARS-CoV-2, la protéine Spike est produite en grande quantité, à partir d’un virus complet, qui se réplique.
    • Dans le vaccin :
      • on injecte 10–30 µg d’ARNm seulement (Pfizer, Moderna).[scienceetbiencommun.pressbooks]
      • la cellule produit une petite quantité de Spike, localisée.
      • pas de virus complet, pas de réplication.

    Des études montrent que la Spike du vaccin est rapidement éliminée.

    • Röltgen et al., Cell (2022) : la protéine antigénique est détectable quelques jours, puis disparaît.[sanofi]
    • Sanofi – “L’ARN messager : une technologie au service des vaccins” : la protéine Spike est produite temporairement et éliminée rapidement par le système immunitaire.
    • EMA – rapport d’évaluation de Comirnaty (Pfizer) : la protéine Spike est présente de manière transitoire, sans accumulation dans l’organisme.
    • CDC – “How mRNA Vaccines Work” : l’ARNm est dégradé en quelques jours, et la protéine produite est éliminée rapidement.

    Mini résumé :
    La Spike du vaccin est produite en petite quantité, localement, sans virus complet : elle ne peut ni se multiplier ni infecter, et est rapidement éliminée.


    Objection 2 : “L’ARNm reste longtemps dans le corps”

    C’est contredit par les données.

    • L’ARNm est dégradé en quelques heures à quelques jours.
    • Des études de biodistribution chez l’animal montrent une demi-vie courte, principalement au site d’injection et dans les ganglions lymphatiques.
    • Pardi et al., Nature Reviews Drug Discovery (2018) : la technologie ARNm est conçue pour être transitoire, avec une dégradation rapide.[mediachimie]

    Mini résumé :
    L’ARNm est une molécule fragile : dégradée en quelques heures à quelques jours, sans persistance à long terme dans le corps.


    Objection 3 : “On modifie l’ARN (le ‘U’), donc c’est suspect”

    C’est un point réel… mais crucial.

    • Karikó et Weissman, Nature (2005) : l’utilisation de pseudouridine (modification de l’uridine) réduit la reconnaissance de l’ARNm par le système immunitaire et permet une production protéique sans inflammation excessive.[fr.wikipedia]
    • Cette modification ne change pas le message : la séquence codante est la même, seule la “chimie” de l’ARN change.

    C’est ce qui a rendu les vaccins possibles.

    Mini résumé :
    La modification de l’ARN (pseudouridine) ne change pas le message génétique : elle rend l’ARNm plus stable et moins inflammatoire, ce qui permet son utilisation sécurisée.


    Objection 4 : “Ça peut modifier l’ADN”

    C’est théoriquement possible… mais pas dans ce cas.

    • Pour intégrer de l’ARN dans l’ADN, il faut une enzyme : transcriptase inverse.
    • Ni le SARS-CoV-2 ni les vaccins à ARNm ne possèdent cette enzyme.

    Des études ont montré que :

    • l’ARNm ne pénètre pas dans le noyau.
    • il reste dans le cytoplasme.
    • il est dégradé peu de temps après.
    • EMA, rapport d’évaluation des vaccins Comirnaty (Pfizer) et Spikevax (Moderna) : pas de mécanisme d’intégration dans l’ADN humain.[afm-telethon][youtube]

    Mini résumé :
    Pas de modification de l’ADN : l’ARNm reste hors du noyau, ne possède pas l’enzyme nécessaire, et est rapidement dégradé.


    Objection 5 : “C’est cancérigène”

    Aucun mécanisme biologique solide ne va dans ce sens.

    • Un effet cancérigène nécessite généralement :
      • une modification de l’ADN
      • ou une perturbation durable de la division cellulaire.
    • L’ARNm :
      • n’entre pas dans le noyau
      • ne modifie pas l’ADN
      • est temporaire
    • Les données de pharmacovigilance (EMA, FDA, CDC) sur des centaines de millions de doses ne montrent pas d’augmentation du risque de cancer liée aux vaccins à ARNm.[youtube][planetesante]

    Mini résumé :
    Pas de mécanisme cancérigène connu : l’ARNm ne modifie pas l’ADN, ne pénètre pas dans le noyau, et les données ne montrent pas d’augmentation du risque de cancer.


    Objection 6 : “La Spike circule partout dans le corps”

    C’est exagéré.

    • L’ARNm reste surtout au site d’injection
    • une diffusion limitée peut exister
    • mais elle est transitoire et en faible quantité
      Pas de diffusion massive ni durable démontrée.

    Mini résumé :
    La diffusion est limitée et temporaire : l’ARNm reste principalement au site d’injection et dans les ganglions, sans circulation massive dans tout le corps.


    Objection 7 : “Le système immunitaire est perturbé”

    Les observations montrent plutôt l’inverse.

    • Activation ciblée
    • Retour à l’état normal
      Pas de dérèglement global démontré.

    Mini résumé :
    Le vaccin active le système immunitaire de façon ciblée et temporaire, sans dérèglement global.


    Objection 8 : “On manque de recul”

    C’est en partie vrai… mais incomplet.

    • 1961 : description de l’ARNm (Jacob & Monod) → plus de 60 ans de recherche fondamentale.
    • Années 1990–2000 : premières injections d’ARNm chez l’animal, puis chez l’homme dans des essais précoces.
    • 2020–2021 : premiers vaccins à ARNm autorisés.
    • 2026 : on suit plus de 1 milliard de doses injectées dans le monde (chiffres CDC/WHO/EMA).

    On a donc :

    • un recul scientifique (mécanisme connu depuis 60+ ans)
    • un recul technique (depuis 20–30 ans)
    • un recul populationnel (des centaines de millions à >1 milliard de personnes).Mini résumé :
      On a 60+ ans de recul scientifique, 20–30 ans de recul technique, et 1 milliard+ de doses injectées depuis 2020 : le recul est bien réel.

    Mini résumé :
    On a 60+ ans de recul scientifique, 20–30 ans de recul technique, et 1 milliard+ de doses injectées depuis 2020 : le recul est bien réel.




    Objection 9 : “Robert Malone, Steve Pascolo, Alexandra Henrion Caude sont les vrais pionniers cachés”

    C’est un mélange de vrai, de simplification et de rumeur.

    • Robert Malone :
      • a travaillé sur l’ARNm dans les années 1980
      • a montré que l’ARNm pouvait entrer dans des cellules
      • mais ne peut pas être seul considéré comme l’inventeur de la technologie utilisée aujourd’hui[epfl]
      • Depuis, il a pris des positions anti-vaccins très controversées.[fnac]
    • Steve Pascolo :
      • immunologiste formé à l’Institut Pasteur
      • a travaillé sur les vaccins à ARNm synthétique dès les années 1990
      • a cofondé CureVac et fait les premières injections d’ARNm chez l’homme (dont lui-même)[pfizerpro]
      • C’est un vrai pionnier, mais pas seul : d’autres chercheurs ont contribué.
    • Alexandra Henrion Caude :
      • docteur en génétique, spécialisée en épigénétique
      • avant le COVID, seulement 2 publications sur l’ARNm[cdn.francesoir]
      • Elle se présente comme “spécialiste de l’ARN”, mais son rôle dans la technologie ARNm est mineur
      • Son rôle principal est post-COVID : critique forte, livre Les Apprentis sorciers.[aaeip]
      • « Elle a découvert l’implication de l’ARN dans différentes maladies génétiques de l’enfant, et révélé l’existence des ARN MitomiR. »
      • Précision : les MitomiR ne sont pas des ARN messagers. Ce sont des micro-ARN (ARN non codants) localisés dans la mitochondrie, qui régulent l’expression des gènes. Ils appartiennent à la famille des miARN, pas à celle des ARNm. Leur découverte concerne la régulation génique et la mitochondrie, pas la technologie vaccinale à ARNm.

    En réalité, la technologie ARNm est le fruit de plusieurs décennies de travaux collectifs :
    Jacob, Monod, Nirenberg, Khorana, puis dans les années 1990–2000 : chercheurs comme Karikó, Weissman, Meulien, Pascolo, et d’autres.

    Mini résumé :
    Pas de “pionniers cachés” uniques : la technologie est le fruit de travaux collectifs, et Henrion Caude a un rôle mineur dans l’ARNm avant COVID.


    Objection 10 : “Avant le COVID, on ne connaissait pas l’ARNm dans les vaccins”

    C’est faux.

    • Depuis les années 1990–2000, des vaccins à ARNm étaient testés contre :
      • le cancer
      • le VIH
      • Ebola, Zika, etc.
    • Moderna était spécialisée dans l’ARNm depuis sa création en 2010, avec des essais sur le cancer et des maladies infectieuses.
    • CureVac (cofondée par Pascolo) travaillait aussi sur des vaccins à ARNm.

    Mais :

    • aucun vaccin à ARNm n’avait encore été autorisé avant 2020
    • les essais cliniques étaient limités à quelques centaines/milliers de personnes

    Le COVID a changé :

    • la mise en autorisation
    • la production mondiale
    • la visibilité

    Pas la technologie elle-même.

    Mini résumé :
    Les vaccins à ARNm existaient déjà en essais cliniques avant COVID : Moderna, CureVac etc. travaillaient dessus pour le cancer, Ebola, etc. Le COVID a seulement autorisé et massifié la technologie.


    Sources

    1. Jacob F, Monod J. “On the regulation of gene activity.” Cold Spring Harbor Symp Quant Biol (1961).
    2. Nirenberg MW, Matthaei JH. “The dependence of cell-free protein synthesis on naturally occurring or synthetic polyribonucleotides.” PNAS (1961).
    3. Wikipedia – Robert Malone.[fr.wikipedia]
    4. Planete Sante – Steve Pascolo.[planetesante]
    5. Karikó K, Buckstein M, Ni H, Weissman D. Nature (2005).[fr.wikipedia]
    6. Nobel Assembly – Nobel 2023 Karikó & Weissman.[anr]
    7. Pfizer / Moderna – documents sur les vaccins ARNm.[pfizer]
    8. Röltgen K et al., Cell (2022).[sanofi]
    9. Pardi N et al., Nature Reviews Drug Discovery (2018).[mediachimie]
    10. EMA – Comirnaty (Pfizer) assessment report.[afm-telethon]
    11. EMA – Spikevax (Moderna) assessment report.[youtube]
    12. CDC, WHO – pharmacovigilance COVID-19.[planetesante]
    13. Science & Presse – Robert Malone crédibilité.[sciencepresse.qc]
    14. Fnac / Albin Michel – Les Apprentis sorciers.[fnac]
    15. Alexandra Henrion Caude – profil.[albin-michel]

    Allez plus loin :

    https://rechercheindependante.blogspot.com/2022/05/desinformation-scientifique-de-mme.html

    https://www.sanofi.com/fr/magazine/notre-science/mrna-technology-platform